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Comment louer un local commercial dans le 14e arrondissement de Paris ?

Par Eden Liwer, cofondateur de LIDA CAPITAL · 21 octobre 2026

Dans le 14e, c’est l’identité commerciale de la rue qui fixe le prix, pas le numéro. On ne loue pas un local « dans le 14e » : on loue rue Daguerre, rue d’Alésia, rue de la Gaîté ou rue Raymond-Losserand, et ces quatre marchés n’attirent ni les mêmes enseignes, ni les mêmes clientèles, ni les mêmes budgets. Ce guide détaille ce que coûte réellement une installation, ce qu’un bailleur exige depuis la loi du 26 mai 2026, et ce qui se négocie.

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Sommaire
  1. Location pure, droit au bail ou fonds de commerce : quelle voie dans le 14e ?
  2. Pourquoi l’identité d’une rue vaut autant que son flux dans le 14e ?
  3. Quelles rues choisir pour ouvrir un commerce dans le 14e ?
  4. Quelles surfaces et quelles configurations trouve-t-on dans le 14e ?
  5. Combien coûte réellement l’installation dans un local du 14e ?
  6. Dépôt de garantie, GAPD ou caution : quelles garanties demande un bailleur ?
  7. Comment se présente une offre de location et que peut-on négocier ?
  8. Que vérifier dans le bail avant de signer dans le 14e ?

Location pure, droit au bail ou fonds de commerce : quelle voie dans le 14e ?

Trois voies permettent d’entrer dans un local commercial, et elles ne concernent pas les mêmes adresses.

La location pure. Vous signez un bail neuf directement avec le propriétaire, au loyer du marché, sans rien verser à personne d’autre. Ni droit d’entrée, ni droit au bail : le budget d’entrée se limite aux garanties, aux honoraires et aux travaux. Dans le 14e, cette voie reste accessible sur les axes et dans les rues de quartier, le long de l'avenue du Général-Leclerc, rue Didot, avenue Jean-Moulin, rue de la Tombe-Issoire, rue de l’Ouest, et autour de la porte d’Orléans, où des locaux se libèrent régulièrement.

La reprise d’un droit au bail. Vous rachetez au locataire en place le bail qu’il détient, avec son loyer, sa destination et sa durée restante, sans reprendre son activité. Elle est quasi obligatoire sur la partie piétonne de la rue Daguerre, où presque rien ne se libère, sur le boulevard du Montparnasse entre Vavin et Raspail, et sur la rue de la Gaîté, où la demande dépasse durablement l’offre disponible.

Le rachat d’un fonds de commerce. Vous achetez l’activité elle-même : la clientèle, l’enseigne, le nom commercial, le matériel, les contrats, et le droit au bail qui en fait partie. C’est la voie des commerces de bouche de la rue Daguerre, dont la clientèle est attachée à l’adresse autant qu’à l’exploitant, et des brasseries et restaurants installés du boulevard du Montparnasse et de la rue de la Gaîté, où l’extraction déjà en place vaut à elle seule une part du prix.

Pourquoi un droit au bail a un prix : lors des renouvellements, le loyer d’un bail commercial est en principe plafonné, et il progresse moins vite que la valeur locative réelle. Au fil des années, un écart se creuse entre ce que paie le locataire en place et ce que le propriétaire obtiendrait d’un nouveau preneur. Cet écart a une valeur, et c’est elle que le locataire sortant vous cède, calculée sur la durée restante du bail. Rue Daguerre, cet écart atteint couramment 20 à 30 % de l’économie du bail et justifie à lui seul le montant demandé. Et il arrive que l’emplacement prime sur les coûts : un droit au bail élevé rue Daguerre peut être plus rentable qu’un bail neuf à loyer modeste rue Vercingétorix, simplement parce que le flux piéton n’est pas comparable.

Pourquoi l’identité d’une rue vaut autant que son flux dans le 14e ?

Ailleurs, on classe les rues par niveau de passage. Dans le 14e, on les classe par identité commerciale, et cette identité est un actif qui se loue.

Rue Daguerre, elle est alimentaire et piétonne : primeurs, fromagers, poissonniers, cavistes, traiteurs, une clientèle qui vient à pied trois fois par semaine. Rue d’Alésia, elle est textile et promotionnelle, héritée des boutiques de dégriffés qui en ont fait une destination d’achat à l’échelle de Paris. Rue de la Gaîté, elle est théâtrale et nocturne, adossée aux salles de spectacle et à la restauration d’avant et d’après représentation. Rue Raymond-Losserand, elle est de quartier, avec un panier moyen plus modeste mais une fidélité réelle.

Cette identité apporte un flux qualifié qu’aucune campagne ne remplace. Un fromager qui s’installe rue Daguerre hérite d’une clientèle déjà formée à l’idée qu’on vient y acheter du bon ; le même fromager, à cinq cents mètres de là, doit créer ce réflexe de A à Z. C’est pour cela que le loyer au mètre carré peut doubler entre deux rues distantes de dix minutes à pied, et pourquoi ce doublement se justifie parfois parfaitement.

L’erreur inverse coûte cher. Une rue à forte identité est hostile à ce qui ne lui ressemble pas : une enseigne de services sans vitrine marchande rue Daguerre paiera le loyer du flux alimentaire sans en bénéficier, parce que la clientèle y passe en mission de courses et ne ralentit pas. Avant toute offre, nous vérifions que l’activité s’inscrit dans la logique de la rue, ou qu’elle y comble un manque identifiable.

Les axes obéissent à une autre logique. Avenue du Général-Leclerc, le flux est automobile et pendulaire, il descend de Denfert vers Alésia et la porte d’Orléans, et il ne s’arrête que pour ce qui se consomme vite ou se repère de loin. Boulevard du Montparnasse, le flux est mixte, en partie touristique, restaurateur par tradition. Avenue du Maine et place de Catalogne vivent de la gare et des bureaux : déjeuner en semaine, chute nette le week-end, ce qui se traduit directement dans un prévisionnel. Place Denfert-Rochereau et rue Froidevaux captent un flux touristique lié aux Catacombes, saisonnier et très localisé.

Un dernier mouvement compte pour qui s’installe aujourd’hui. Plaisance, Pernety et le Petit-Montrouge ont vu arriver une clientèle plus jeune et plus aisée, qui a soutenu l’ouverture de cafés de spécialité, de cavistes et de restaurants de quartier. Rue Boulard, rue Mouton-Duvernet, rue de l’Ouest et rue Didot concentrent cette dynamique, à des loyers inférieurs de 30 à 40 % à ceux de la rue Daguerre. C’est aujourd’hui le meilleur rapport entre coût d’entrée et potentiel de l’arrondissement.

Quelles rues choisir pour ouvrir un commerce dans le 14e ?

  • La rue Daguerre, partie piétonne : commerce de bouche et détail spécialisé, le flux piéton le plus dense de l’arrondissement, une fréquentation régulière toute l’année, une offre quasi inexistante.
  • Le boulevard du Montparnasse, entre Vavin et Raspail : brasseries, restauration, flux mixte de voyageurs, de salariés et de visiteurs. Les valeurs les plus élevées du 14e.
  • La rue de la Gaîté : théâtres, restauration, économie de soirée dominante. Un marché à part dans l’arrondissement.
  • L’avenue du Général-Leclerc : axe de transit, enseignes nationales, services, formats plus généreux, bonne visibilité.
  • La rue d’Alésia : destination textile et promotionnelle, clientèle venue de tout Paris, surfaces supérieures à la moyenne de l’arrondissement.
  • La rue Raymond-Losserand, la rue Didot et le secteur Pernety-Plaisance : commerce de proximité dense, clientèle captive, loyers accessibles, bonne stabilité locative.
  • La rue Boulard, la rue Mouton-Duvernet et la rue de l’Ouest : cafés de spécialité, cavistes, restauration de quartier. Le segment le plus dynamique du 14e.
  • L’avenue du Maine et la place de Catalogne : flux de bureaux et de gare, déjeuner en semaine, week-end creux.
  • Les abords des marchés Edgar-Quinet, Mouton-Duvernet et Brune : deux à trois demi-journées de flux intense par semaine, favorables à l’alimentaire et à la restauration rapide.
  • La porte d’Orléans : flux de transit, clientèle de passage, services et activités à faible valeur ajoutée au mètre carré, loyers nettement plus bas.

Une enseigne qui vit du flux cherche Daguerre, Montparnasse ou Alésia. Un commerce de destination, qui s’appuie sur une réputation ou sur une communauté, peut s’installer rue Boulard ou rue Didot à un loyer sans commune mesure. Choisir une artère de premier plan pour une activité qui ne vit pas du passage, c’est payer un loyer qu’on ne rentabilisera pas.

Quelles surfaces et quelles configurations trouve‑t‑on dans le 14e ?

La surface pondérée. Un loyer ne se raisonne jamais en surface brute. La surface de vente en rez-de-chaussée compte pleinement ; les réserves et sous-sols comptent pour une fraction, selon leur accessibilité et leur utilité commerciale. Deux locaux de 120 m², l’un avec 100 m² de vente, l’autre avec 60 m² de vente et 60 m² de réserve, n’ont ni la même valeur locative ni le même intérêt pour votre activité.

Les petites surfaces, qui dominent le parc. De 40 à 80 m² dans les rues de quartier, avec une réserve en sous-sol et une vitrine de trois à cinq mètres linéaires. Rue Daguerre, c’est encore plus contraint : de 30 à 60 m² pour la majorité des cellules, donc un marché de commerce de bouche et de détail spécialisé, pas de moyenne surface.

La vitrine et le linéaire. Dans une rue de flux, la largeur de vitrine compte autant que la surface. À surface égale, une boutique profonde et étroite se loue moins cher qu’une boutique large et peu profonde, parce qu’elle se voit moins. Rue Daguerre, où tout se joue sur trois mètres de façade, c’est le premier critère de prix.

Les formats supérieurs à 150 m². On les trouve sur l’avenue du Général-Leclerc, l’avenue du Maine, le boulevard Brune, la rue d’Alésia et autour de la place de Catalogne. Ils ouvrent l’accès aux enseignes nationales, donc à un autre marché de preneurs et à une autre liquidité.

L’extraction. Déterminante sur Montparnasse, la Gaîté et Daguerre. Un local qui en dispose s’adresse à un nombre de candidats bien supérieur, et c’est ce qui explique l’écart de prix entre un local nu et un local équipé.

L’accueil du public. Un local recevant du public relève d’un classement ERP, le plus souvent de 5e catégorie pour un commerce de quartier, avec des obligations de sécurité et d’accessibilité. Si le local accueillait une autre activité, le changement peut imposer des travaux.

Local nu ou local équipé. Un local nu laisse tout à faire. Un local repris avec ses équipements, son extraction ou ses aménagements se paie plus cher à l’entrée et vous fait gagner des mois. Dans le 14e, où la restauration représente une part importante de la demande, l’arbitrage penche souvent vers l’équipé.

Combien coûte réellement l’installation dans un local du 14e ?

Le loyer affiché n’est pas ce que vous paierez. Le coût réel d’occupation additionne :

  • le loyer, exprimé par an, hors taxes et hors charges. Il se paie traditionnellement par trimestre et d’avance, mais depuis la loi du 26 mai 2026, le preneur d’un local de commerce de détail ou de gros, ou de prestations de services commerciales ou artisanales, peut demander le paiement mensuel, à condition d’être à jour de ses loyers et de ses charges. Cette faculté est d’ordre public et s’applique aux baux en cours ;
  • la TVA sur le loyer si le propriétaire a opté : récupérable si votre activité y est assujettie, charge réelle sinon ;
  • les charges et la taxe foncière, refacturables seulement si le bail le prévoit, dans la limite de l’inventaire précis et limitatif annexé au bail ;
  • le prix d’entrée : droit au bail versé au locataire sortant, ou droit d’entrée versé au propriétaire. Sur Daguerre, Montparnasse et la Gaîté, c’est le poste le plus lourd ;
  • les garanties, désormais plafonnées, traitées dans la section suivante ;
  • les honoraires de l’agence, le plus souvent à la charge du preneur, calculés sur le loyer annuel ;
  • les travaux d’aménagement et la mise en conformité.

Exemple de calcul sur un local de quartier, hypothèses illustratives qui ne constituent pas une référence de marché :

PosteMontant
Loyer annuel hors taxes, hors charges36 000 €
Charges et taxe foncière refacturées3 600 €
Coût annuel d’occupation39 600 € HT, soit environ 3 300 € par mois
Garanties, un trimestre de loyer (plafond légal)9 000 €
Honoraires, hypothèse de 30 % du loyer annuel10 800 € HT
Premier terme de loyer payable d’avanceun trimestre, ou un mois en mensuel
Droit au bail éventuelà ajouter

Un local annoncé 3 000 € par mois coûte donc 3 300 € hors taxes par mois. Et avant d’avoir ouvert, près de 29 000 € sont déjà sortis, hors droit au bail et hors travaux. C’est ce chiffre, et non le loyer, qu’il faut avoir en tête avant de démarrer son projet, pour être prêt le jour où le bon local se présente.

Dépôt de garantie, GAPD ou caution : quelles garanties demande un bailleur ?

C’est le point qui a le plus changé récemment, et beaucoup d’intervenants raisonnent encore avec les règles d’avant.

Jusqu’en mai 2026. Le dépôt de garantie se situait entre trois et six mois de loyer hors taxes et hors charges, et le bailleur pouvait y ajouter librement d’autres sûretés : garantie autonome à première demande, caution bancaire, caution personnelle du dirigeant, garantie de la société mère. Pour une société récente, un dépôt de trois mois assorti de six à douze mois de garantie bancaire était courant à Paris.

Depuis la loi du 26 mai 2026. La loi n° 2026-403 de simplification de la vie économique a réécrit l’article L145-40 du Code de commerce. L’ensemble des garanties exigibles du preneur est désormais plafonné à un trimestre de loyer. Le texte ne vise pas seulement le dépôt : il couvre aussi les engagements et garanties de toute nature demandés pour assurer la bonne exécution du bail.

Concrètement, un bailleur ne peut plus additionner un dépôt de garantie et une garantie bancaire au-delà de ce plafond. La règle est d’ordre public : une clause qui l’excède est réputée non écrite, et la garantie est ramenée au maximum légal.

Ce qui se négocie désormais, ce n’est plus le montant mais la forme de la garantie, dépôt, garantie bancaire, caution du dirigeant ou combinaison des trois dans la limite du trimestre, et sa durée : une garantie dégressive, qui diminue après deux années de paiements réguliers, reste une demande légitime, à écrire dans le bail dès la signature.

Les formes de garantie. Le dépôt de garantie, versé au bailleur et restitué en fin de bail. La garantie autonome à première demande, ou GAPD, par laquelle une banque s’engage à payer à la simple demande du bailleur, sans pouvoir opposer les contestations du locataire, prévue à l’article 2321 du Code civil. La caution bancaire classique, qui peut opposer les mêmes exceptions que le locataire, donc moins protectrice. La caution personnelle du dirigeant, qui engage le patrimoine personnel et mérite une vraie réflexion. La garantie de la société mère, pour les filiales.

Ce qu’une garantie bancaire coûte au preneur. Une commission annuelle, souvent de l’ordre de 1 à 2 % du montant garanti, et presque toujours le nantissement d’un compte bloqué du même montant : la trésorerie est immobilisée pendant toute la durée de la garantie.

Quels locaux sont concernés. Les locaux destinés à une activité de commerce de détail ou de gros, et les prestations de services à caractère commercial ou artisanal. Les bureaux à usage exclusif et les entrepôts en sont exclus. Pour les baux signés avant la loi, les conditions négociées à l’époque continuent de produire effet, et un renouvellement fait entrer le bail dans le nouveau régime.

Ce que cela change dans la pratique. La garantie protégeant moins le bailleur, c’est le dossier du candidat qui fait la différence : bilans, prévisionnel, apport, expérience du dirigeant, cohérence du concept avec l’emplacement. Dans le 14e, où les bailleurs sont majoritairement des particuliers, cette cohérence pèse autant que les chiffres.

Comment se présente une offre de location et que peut‑on négocier ?

Une offre de location n’est pas un simple montant. Elle décrit le preneur, le projet et les conditions, et c’est sur sa qualité que le propriétaire choisit entre plusieurs candidats au même loyer.

Elle comporte toujours l’identité du preneur et de son représentant, l’activité précise et la destination demandée, le loyer proposé, les charges et la taxe foncière, le dépôt de garantie et les garanties offertes, la durée et les éventuelles périodes fermes, la date d’entrée souhaitée, les travaux envisagés et les conditions suspensives.

Dans notre pratique, trois formes d’offre reviennent :

FormePrincipeQuand l’utiliser
Offre classiqueun loyer de marché, des conditions standarddossier solide, local demandé
Offre avec droit d’entréeun loyer plus bas contre une somme versée à l’entréele bailleur veut sécuriser un revenu immédiat, ou préserver la valeur locative affichée de son immeuble
Offre à loyer progressifun loyer réduit les premières années, puis croissantactivité qui monte en puissance, travaux lourds à amortir, local à remettre en état

Ce qui se négocie réellement : la franchise de loyer, c’est-à-dire des mois offerts en contrepartie des travaux engagés ; la répartition des travaux entre bailleur et preneur ; la forme et la dégressivité des garanties ; la durée ferme, qui rassure le bailleur et peut peser sur le loyer ; la destination, qu’il vaut mieux faire élargir avant de signer ; et les conditions de cession, qui protègent votre sortie.

Dans le 14e, un point supplémentaire se discute souvent : la reprise des aménagements du locataire sortant, agencement, mobilier ou extraction, dont la valeur se négocie séparément du droit au bail et se finance autrement.

Que vérifier dans le bail avant de signer dans le 14e ?

  • La destination. Elle doit décrire votre activité avec précision, mais la plus large possible : c’est elle qui fixera le nombre d’acquéreurs de votre fonds le jour où vous céderez. Pour la restauration, la destination ne suffit pas : il faut que le règlement de copropriété l’autorise et qu’une extraction existe ou puisse être créée.
  • La cession de votre fonds de commerce. Elle emporte le bail avec elle, et aucune clause ne peut l’interdire : l’article L145-16 du Code de commerce répute non écrite toute clause interdisant au locataire de céder son bail à l’acquéreur de son fonds. Le bail peut seulement en encadrer la forme, et prévoir une clause de garantie solidaire du cédant, qui ne peut être invoquée que pendant trois ans à compter de la cession.
  • La cession du droit au bail seul, sans le fonds de commerce : celle-là, le bail peut l’interdire ou la soumettre à l’accord du propriétaire, et c’est licite.
  • Les activités autorisées par le règlement de copropriété, qui prime sur le bail, et les procès-verbaux des trois dernières assemblées générales.
  • L’inventaire des charges, précis et limitatif au titre de l’article L145-40-2 : ce qui n’y figure pas ne peut pas vous être refacturé. Demandez les trois derniers décomptes réels, pas seulement la provision annoncée.
  • Les grosses réparations au sens de l’article 606 du Code civil, qui ne peuvent pas être mises à la charge du preneur, et l’état prévisionnel des travaux des trois années à venir.
  • L’extraction, dans le détail : le conduit est-il intérieur, intégré à l’immeuble, ou extérieur, plaqué en façade ou en cour ? Quel est son diamètre, et sort-il bien en toiture au-dessus du faîtage ? Le droit de l’utiliser est-il attaché au lot ou simplement toléré par un voisin ? Une extraction tolérée se perd au premier changement de propriétaire du lot voisin.
  • L’indexation, en principe l’ILC pour une activité commerciale, et sa date de référence. Depuis la loi du 26 mai 2026, les clauses tunnel encadrant les variations de l’indice sont expressément validées, à condition d’être symétriques à la hausse et à la baisse.
  • Le paiement du loyer, trimestriel d’avance par tradition, mensuel sur demande du preneur à jour depuis l’article L145-32-1 créé par la loi du 26 mai 2026. La règle est d’ordre public et vaut pour les baux en cours.
  • La durée et les périodes fermes. Une période ferme de six ans supprime votre faculté de sortie à trois ans : c’est un engagement lourd, qui doit se payer par une contrepartie.
  • L’ouverture le dimanche. De nombreuses activités ouvrent le dimanche dans le 14e : la restauration, les cafés et l’hôtellerie bénéficient d’une dérogation permanente au repos dominical. Pour les autres commerces, les possibilités dépendent de l’activité exercée et de l’adresse, et nous les vérifions avec vous avant toute offre.
  • Les terrasses : l’autorisation relève de la Ville, elle est personnelle et précaire, et ne se transmet pas automatiquement avec le bail ou le fonds.
  • L’état des lieux d’entrée, obligatoire et contradictoire, annexé au bail. Sans lui, vous êtes présumé avoir reçu le local en bon état.

Combien de temps faut‑il pour trouver et signer un local dans le 14e ?

ÉtapeDurée courante
Définition du projet et des critères1 semaine
Recherche et visites2 à 6 semaines selon la rue
Vérification du bail, des charges et du règlement de copropriété1 à 2 semaines
Offre, négociation, acceptation1 à 3 semaines
Constitution du dossier et des garanties2 à 6 semaines
Rédaction et signature du bail ou de l’acte de cession3 à 8 semaines
Travaux et mise en conformitévariable, selon l’état du local

Comptez deux à quatre mois pour un bail neuf, trois à six mois pour une reprise de droit au bail ou de fonds, hors travaux. Dans le premier cercle, le délai dépend surtout de la rareté des opportunités : un dossier complet le jour de la visite fait la différence devant plusieurs candidats.

Ce qu’il faut retenir

  • Dans le 14e, l’identité de la rue fixe le prix : Daguerre est alimentaire, Alésia est textile, la Gaîté est nocturne, Losserand est de quartier.
  • Rue Daguerre, boulevard du Montparnasse et rue de la Gaîté ne se louent pratiquement jamais sans droit au bail.
  • Une activité qui ne correspond pas à l’identité de la rue paie le loyer du flux sans en bénéficier.
  • Plaisance, Pernety et le Petit-Montrouge offrent aujourd’hui le meilleur rapport entre coût d’entrée et potentiel.
  • Le parc est dominé par les petites surfaces, 40 à 80 m², et 30 à 60 m² rue Daguerre : la largeur de vitrine y pèse autant que la surface.
  • Depuis la loi du 26 mai 2026, l’ensemble des garanties exigibles est plafonné à un trimestre de loyer, et le preneur à jour peut demander le paiement mensuel.
  • Pour une restauration, l’extraction se vérifie avant le loyer, et son droit d’usage doit être attaché au lot.
  • Trois documents se lisent avant toute offre : le bail, le règlement de copropriété et les derniers procès-verbaux d’assemblée générale.

Questions fréquentes

Combien coûte la location d’un local commercial dans le 14e arrondissement ?
Il n’existe pas de prix unique. Dans le quatorzième arrondissement de Paris (75014), l’écart est fort entre la partie piétonne de la rue Daguerre ou le boulevard du Montparnasse et les rues de quartier autour de la porte d’Orléans. Le loyer se négocie par an, hors taxes et hors charges ; il faut y ajouter les charges, la taxe foncière si elle est refacturée, les honoraires, les garanties et, sur les meilleures adresses, un droit au bail.
Quelle est la rue la plus commerçante du 14e ?
La rue Daguerre dans sa partie piétonne, sans équivalent dans l’arrondissement pour la densité du flux et la régularité de la fréquentation. Le boulevard du Montparnasse la dépasse en valeur locative mais répond à une logique différente, plus restauration et plus passage. Pour un commerce de bouche, Daguerre reste la référence.
Faut-il un droit au bail pour s’installer rue Daguerre ?
Dans la quasi-totalité des cas, oui. La vacance y est très faible et les cellules libres sont rares. Le montant dépend de la surface, de la largeur de vitrine et de la position dans la rue. Un local proposé en bail neuf rue Daguerre doit être examiné de près : il y a presque toujours une raison, souvent une contrainte technique ou une restriction au règlement de copropriété.
Quel montant de garantie un bailleur peut-il exiger ?
Depuis la loi n° 2026-403 du 26 mai 2026, l’article L145-40 du Code de commerce plafonne à un trimestre de loyer l’ensemble des garanties exigibles du preneur. Le plafond couvre aussi bien le dépôt de garantie que la garantie bancaire ou la caution : elles ne s’additionnent pas au-delà de ce maximum. La règle est d’ordre public et une clause qui l’excède est réputée non écrite.
Le loyer d’un bail commercial se paie-t-il par mois ou par trimestre ?
Traditionnellement par trimestre et d’avance. Depuis la loi du 26 mai 2026, le preneur d’un local de commerce de détail ou de gros, ou de prestations de services à caractère commercial ou artisanal, peut demander le paiement mensuel s’il est à jour de ses loyers et charges. Cette faculté est d’ordre public et vaut pour les baux en cours.
Peut-on ouvrir un restaurant dans le 14e arrondissement ?
Oui, à trois conditions : une destination du bail qui l’autorise, un règlement de copropriété qui ne l’interdit pas, et une extraction existante ou réalisable, avec sortie en toiture au-dessus du faîtage et droit d’usage attaché au lot. Dans le bâti ancien de Plaisance et du Petit-Montrouge, la création d’un conduit en façade suppose l’accord de l’assemblée générale, qui n’est jamais acquis : c’est pourquoi la reprise d’un local déjà équipé, ou d’un fonds de restauration, reste souvent la voie la plus sûre.
Peut-on ouvrir le dimanche dans le 14e arrondissement ?
Oui, pour de nombreuses activités. La restauration, les cafés et l’hôtellerie bénéficient d’une dérogation permanente au repos dominical et ouvrent le dimanche sans autorisation particulière. Pour les autres commerces, les possibilités dépendent de l’activité exercée et de l’adresse : nous les vérifions avec vous avant toute offre, pour que votre prévisionnel repose sur le bon calendrier.
Quelles surfaces trouve-t-on à louer dans le 14e ?
Majoritairement de 40 à 80 m² dans les rues de quartier, et de 30 à 60 m² rue Daguerre. Les formats supérieurs à 150 m² se concentrent sur l’avenue du Général-Leclerc, l’avenue du Maine, le boulevard Brune, la rue d’Alésia et autour de la place de Catalogne. Dans tous les cas, c’est la surface pondérée qui fixe le loyer, pas la surface brute, et la largeur de vitrine pèse autant que la surface de vente.

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