Logo LIDA CAPITAL, devanture de boutique parisienne aux portes ouvertesLIDA CAPITALLa Référence en Immobilier Commercial 01 89 72 47 87

Comment louer un local commercial dans le 16e arrondissement de Paris ?

Par Eden Liwer, cofondateur de LIDA CAPITAL · 21 octobre 2026

Le 16e est le plus vaste arrondissement de Paris et l’un des moins commerçants au mètre carré : le tissu y est discontinu, les pôles sont courts, et entre deux d’entre eux on peut marcher dix minutes sans croiser une vitrine. C’est aussi le marché où le commerce vit du panier moyen et de la fidélité plutôt que du passage, ce qui inverse complètement la logique d’arbitrage d’un preneur. Choisir une adresse dans le 16e, c’est accepter un flux modeste en échange d’une clientèle qui revient et qui dépense.

← LE MARCHÉ
Sommaire
  1. Location pure, droit au bail ou fonds de commerce : quelle voie dans le 16e ?
  2. Pourquoi le panier moyen compte plus que le flux dans le 16e ?
  3. Quelles rues choisir pour ouvrir un commerce dans le 16e ?
  4. Quelles surfaces et quelles configurations trouve-t-on dans le 16e ?
  5. Combien coûte réellement l’installation dans un local du 16e ?
  6. Dépôt de garantie, GAPD ou caution : quelles garanties demande un bailleur ?
  7. Comment se présente une offre de location et que peut-on négocier ?
  8. Que vérifier dans le bail avant de signer dans le 16e ?

Location pure, droit au bail ou fonds de commerce : quelle voie dans le 16e ?

Trois voies permettent d’entrer dans un local commercial, et elles ne concernent pas les mêmes adresses.

La location pure. Vous signez un bail neuf directement avec le propriétaire, au loyer du marché, sans rien verser à personne d’autre. Ni droit d’entrée, ni droit au bail : le budget d’entrée se limite aux garanties, aux honoraires et aux travaux. Dans le 16e, elle se rencontre surtout en dehors des pôles, le long de l'avenue de Versailles, du boulevard Exelmans, de la rue Michel-Ange, de la rue Boileau et dans le secteur du Point du Jour, où des locaux se libèrent régulièrement.

La reprise d’un droit au bail. Vous rachetez au locataire en place le bail qu’il détient, avec son loyer, sa destination et sa durée restante, sans reprendre son activité. Elle est quasi obligatoire rue de Passy, avenue Victor-Hugo, rue de l’Annonciation et sur la chaussée de la Muette, où les baux sont anciens, les locataires installés et où un local ne se libère presque jamais.

Le rachat d’un fonds de commerce. Vous achetez l’activité elle-même : la clientèle, l’enseigne, le nom commercial, le matériel, les contrats, et le droit au bail qui en fait partie. C’est la voie des commerces de bouche de la rue de l’Annonciation et du village d’Auteuil, autour de la rue d’Auteuil et de la place Jean-Lorrain, dont la clientèle est attachée à l’adresse depuis des décennies, et des brasseries des abords du Trocadéro et de l’avenue Kléber.

Pourquoi un droit au bail a un prix : lors des renouvellements, le loyer d’un bail commercial est en principe plafonné, et il progresse moins vite que la valeur locative réelle. Au fil des années, un écart se creuse entre ce que paie le locataire en place et ce que le propriétaire obtiendrait d’un nouveau preneur. Cet écart a une valeur, et c’est elle que le locataire sortant vous cède, calculée sur la durée restante du bail. Dans le 16e, cet écart est accentué par l’ancienneté exceptionnelle des baux : beaucoup de commerces occupent les lieux depuis vingt ou trente ans, et le loyer en place peut être très inférieur à la valeur locative. Rue de Passy, l’emplacement prime sur l’arithmétique : il n’existe pas d’adresse de remplacement à deux cents mètres.

Pourquoi le panier moyen compte plus que le flux dans le 16e ?

C’est la clé de lecture de l’arrondissement, et celle qui fait échouer les projets mal calibrés.

Le tissu commercial est discontinu. Le 16e n’a pas d’artère commerçante longue comparable à la rue du Commerce ou à la rue de la Convention. Il a des pôles courts et très disputés : la rue de Passy et la rue de l’Annonciation, l’avenue Victor-Hugo entre l’Étoile et la place Victor-Hugo, l’avenue Mozart, le village d’Auteuil autour de la rue d’Auteuil, et quelques dizaines de mètres autour de chaque station de métro. Entre ces pôles, la valeur locative s’effondre, parfois sur une seule rue d’écart.

Le flux est modeste, la dépense est élevée. On ne vient pas se promener dans le 16e comme on se promène à Montorgueil ou rue Daguerre. La clientèle est résidente, elle est aisée, elle consomme régulièrement et sur des paniers supérieurs à la moyenne parisienne, mais elle est en nombre limité. Un commerce qui mise sur le volume s’y trompe de marché. Un commerce qui mise sur la qualité, le service et la fidélité y trouve des conditions que peu d’arrondissements offrent.

La conséquence pratique est double. D’abord, le chiffre d’affaires au mètre carré se construit sur la récurrence : un fichier client, un service de livraison, une relation suivie valent davantage qu’une vitrine de six mètres. Ensuite, le mois d’août et les vacances scolaires creusent la fréquentation bien plus nettement qu’ailleurs dans Paris, parce que la clientèle part. Un prévisionnel sérieux dans le 16e intègre cette saisonnalité au lieu de la découvrir.

Trois flux secondaires existent et se traitent à part. Le flux de bureaux de l'avenue Kléber, de l'avenue Raymond-Poincaré et de la rue Lauriston, qui porte la restauration de midi en semaine et s’éteint le week-end. Le flux de visiteurs du Trocadéro et de l'avenue du Président-Wilson, touristique et très localisé. Et le flux événementiel de Roland-Garros et du Parc des Princes, qui, comme les salons de la porte de Versailles, est intermittent : il ne se met jamais en base dans un prévisionnel.

Quelles rues choisir pour ouvrir un commerce dans le 16e ?

  • La rue de Passy : le pôle le plus commerçant de l’arrondissement, prêt-à-porter, beauté, services, flux piéton concentré sur quelques centaines de mètres. Presque aucune vacance.
  • La rue de l’Annonciation et la chaussée de la Muette : le commerce de bouche de référence du 16e, avec une clientèle de quartier très fidèle et un panier élevé.
  • L’avenue Victor-Hugo : enseignes premium, services, restauration, formats plus généreux, bonne visibilité, clientèle d’affaires et résidente.
  • L’avenue Mozart : commerce de proximité haut de gamme sur un axe long, avec des tronçons inégaux et des loyers plus accessibles que Passy.
  • Le village d’Auteuil, la rue d’Auteuil et la place Jean-Lorrain : un pôle de quartier autonome, commerce de bouche et services, clientèle très locale.
  • La rue de la Pompe, la rue Saint-Didier et la rue de Longchamp : commerce de proximité, services, restauration, loyers intermédiaires.
  • L’avenue Kléber, l’avenue Raymond-Poincaré et la rue Lauriston : restauration de midi portée par les bureaux, creux marqué le week-end.
  • Les abords des marchés Président-Wilson, Auteuil et Point du Jour : deux à trois demi-journées de flux intense par semaine, favorables à l’alimentaire.
  • L’avenue de Versailles, le boulevard Exelmans, la rue Michel-Ange et le Point du Jour : les loyers les plus accessibles de l’arrondissement, un commerce de quartier qui fonctionne sur la récurrence.
  • La porte Maillot : un secteur à part, tertiaire et de congrès, qui relève d’une économie de flux professionnel.

Choisir une adresse hors pôle pour une activité qui a besoin de visibilité, c’est se condamner à une fréquentation insuffisante, même avec un loyer attractif. À l’inverse, un commerce de service ou sur rendez-vous n’a aucune raison de payer le loyer de la rue de Passy.

Quelles surfaces et quelles configurations trouve‑t‑on dans le 16e ?

La surface pondérée. Un loyer ne se raisonne jamais en surface brute. La surface de vente en rez-de-chaussée compte pleinement ; les réserves et sous-sols comptent pour une fraction, selon leur accessibilité et leur utilité commerciale.

Des cellules petites dans les pôles, plus grandes sur les avenues. Rue de Passy et rue de l’Annonciation, l’essentiel du parc se situe entre 40 et 90 m², avec des vitrines étroites et des réserves limitées. Avenue Victor-Hugo, avenue Kléber et avenue de Versailles, on trouve régulièrement des formats de 150 à 300 m², qui ouvrent l’accès aux enseignes nationales.

La vitrine et le linéaire. Dans un arrondissement où le flux est modeste, la vitrine ne sert pas à capter un passant pressé : elle sert à signaler durablement une adresse à une clientèle qui habite à côté. Une belle devanture bien tenue y produit plus d’effet qu’ailleurs, et elle se négocie dans le bail au titre des travaux.

L’extraction. Plus contrainte que dans le reste de Paris. Les copropriétés du 16e encadrent strictement les nuisances et les horaires d’exploitation, et ces clauses s’imposent au preneur. Un local déjà équipé d’une extraction conforme, avec droit d’usage attaché au lot, vaut sensiblement plus qu’un local nu, parce que la création d’un conduit y est souvent impossible à obtenir.

L’accueil du public. Un local recevant du public relève d’un classement ERP, le plus souvent de 5e catégorie pour un commerce de quartier. Un changement d’activité peut faire basculer de catégorie et imposer des travaux de sécurité et d’accessibilité, dont le coût se chiffre avant la signature.

Local nu ou local équipé. Un local nu laisse tout à faire. Un local repris avec ses équipements, son extraction ou ses aménagements se paie plus cher à l’entrée et vous fait gagner des mois. Dans le 16e, compte tenu des contraintes de copropriété, l’arbitrage penche nettement vers l’équipé.

Combien coûte réellement l’installation dans un local du 16e ?

Le loyer affiché n’est pas ce que vous paierez. Le coût réel d’occupation additionne :

  • le loyer, exprimé par an, hors taxes et hors charges. Il se paie traditionnellement par trimestre et d’avance, mais depuis la loi du 26 mai 2026, le preneur d’un local de commerce de détail ou de gros, ou de prestations de services commerciales ou artisanales, peut demander le paiement mensuel, à condition d’être à jour de ses loyers et de ses charges. Cette faculté est d’ordre public et s’applique aux baux en cours ;
  • la TVA sur le loyer si le propriétaire a opté : récupérable si votre activité y est assujettie, charge réelle sinon ;
  • les charges et la taxe foncière, refacturables seulement si le bail le prévoit, dans la limite de l’inventaire précis et limitatif annexé au bail ;
  • le prix d’entrée : droit au bail versé au locataire sortant, ou droit d’entrée versé au propriétaire. Rue de Passy et avenue Victor-Hugo, c’est le poste le plus lourd ;
  • les garanties, désormais plafonnées, traitées dans la section suivante ;
  • les honoraires de l’agence, le plus souvent à la charge du preneur, calculés sur le loyer annuel ;
  • les travaux d’aménagement et la mise en conformité.

Exemple de calcul sur un local de quartier, hypothèses illustratives qui ne constituent pas une référence de marché :

PosteMontant
Loyer annuel hors taxes, hors charges48 000 €
Charges et taxe foncière refacturées5 300 €
Coût annuel d’occupation53 300 € HT, soit environ 4 440 € par mois
Garanties, un trimestre de loyer (plafond légal)12 000 €
Honoraires, hypothèse de 30 % du loyer annuel14 400 € HT
Premier terme de loyer payable d’avanceun trimestre, ou un mois en mensuel
Droit au bail éventuelà ajouter

Un local annoncé 4 000 € par mois coûte donc 4 440 € hors taxes par mois. Et avant d’avoir ouvert, près de 39 000 € sont déjà sortis, hors droit au bail et hors travaux. C’est ce chiffre, et non le loyer, qu’il faut avoir en tête avant de démarrer son projet, pour être prêt le jour où le bon local se présente.

Dépôt de garantie, GAPD ou caution : quelles garanties demande un bailleur ?

C’est le point qui a le plus changé récemment, et beaucoup d’intervenants raisonnent encore avec les règles d’avant.

Jusqu’en mai 2026. Le dépôt de garantie se situait entre trois et six mois de loyer hors taxes et hors charges, et le bailleur pouvait y ajouter librement d’autres sûretés : garantie autonome à première demande, caution bancaire, caution personnelle du dirigeant, garantie de la société mère. Pour une société récente, un dépôt de trois mois assorti de six à douze mois de garantie bancaire était courant à Paris.

Depuis la loi du 26 mai 2026. La loi n° 2026-403 de simplification de la vie économique a réécrit l’article L145-40 du Code de commerce. L’ensemble des garanties exigibles du preneur est désormais plafonné à un trimestre de loyer. Le texte ne vise pas seulement le dépôt : il couvre aussi les engagements et garanties de toute nature demandés pour assurer la bonne exécution du bail.

Concrètement, un bailleur ne peut plus additionner un dépôt de garantie et une garantie bancaire au-delà de ce plafond. La règle est d’ordre public : une clause qui l’excède est réputée non écrite, et la garantie est ramenée au maximum légal.

Ce qui se négocie désormais, ce n’est plus le montant mais la forme de la garantie, dépôt, garantie bancaire, caution du dirigeant ou combinaison des trois dans la limite du trimestre, et sa durée : une garantie dégressive, qui diminue après deux années de paiements réguliers, reste une demande légitime, à écrire dans le bail dès la signature.

Les formes de garantie. Le dépôt de garantie, versé au bailleur et restitué en fin de bail. La garantie autonome à première demande, ou GAPD, par laquelle une banque s’engage à payer à la simple demande du bailleur, sans pouvoir opposer les contestations du locataire, prévue à l’article 2321 du Code civil. La caution bancaire classique, qui peut opposer les mêmes exceptions que le locataire, donc moins protectrice. La caution personnelle du dirigeant, qui engage le patrimoine personnel et mérite une vraie réflexion. La garantie de la société mère, pour les filiales.

Ce qu’une garantie bancaire coûte au preneur. Une commission annuelle, souvent de l’ordre de 1 à 2 % du montant garanti, et presque toujours le nantissement d’un compte bloqué du même montant : la trésorerie est immobilisée pendant toute la durée de la garantie.

Quels locaux sont concernés. Les locaux destinés à une activité de commerce de détail ou de gros, et les prestations de services à caractère commercial ou artisanal. Les bureaux à usage exclusif et les entrepôts en sont exclus. Pour les baux signés avant la loi, les conditions négociées à l’époque continuent de produire effet, et un renouvellement fait entrer le bail dans le nouveau régime.

Ce que cela change dans la pratique. La garantie protégeant moins le bailleur, c’est le dossier du candidat qui fait la différence : bilans, prévisionnel, apport, expérience du dirigeant, cohérence du concept avec l’emplacement. Dans le 16e, où les bailleurs sont souvent des familles propriétaires de longue date et très attachées à la nature du commerce installé, la cohérence du concept avec la rue pèse autant que les chiffres.

Comment se présente une offre de location et que peut‑on négocier ?

Une offre de location n’est pas un simple montant. Elle décrit le preneur, le projet et les conditions, et c’est sur sa qualité que le propriétaire choisit entre plusieurs candidats au même loyer.

Elle comporte toujours l’identité du preneur et de son représentant, l’activité précise et la destination demandée, le loyer proposé, les charges et la taxe foncière, le dépôt de garantie et les garanties offertes, la durée et les éventuelles périodes fermes, la date d’entrée souhaitée, les travaux envisagés et les conditions suspensives.

Dans notre pratique, trois formes d’offre reviennent :

FormePrincipeQuand l’utiliser
Offre classiqueun loyer de marché, des conditions standarddossier solide, local demandé
Offre avec droit d’entréeun loyer plus bas contre une somme versée à l’entréele bailleur veut sécuriser un revenu immédiat, ou préserver la valeur locative affichée de son immeuble
Offre à loyer progressifun loyer réduit les premières années, puis croissantactivité qui monte en puissance, travaux lourds à amortir, local à remettre en état

Ce qui se négocie réellement : la franchise de loyer, c’est-à-dire des mois offerts en contrepartie des travaux engagés ; la répartition des travaux entre bailleur et preneur ; la forme et la dégressivité des garanties ; la durée ferme, qui rassure le bailleur et peut peser sur le loyer ; la destination, qu’il vaut mieux faire élargir avant de signer ; et les conditions de cession, qui protègent votre sortie.

Dans le 16e, un point supplémentaire se discute presque toujours : la qualité de la devanture. Beaucoup de bailleurs acceptent de participer à sa réfection, parce qu’elle valorise durablement leur bien et qu’elle conditionne l’accord de la copropriété. C’est une négociation qui se mène avant la signature, chiffres à l’appui.

Que vérifier dans le bail avant de signer dans le 16e ?

  • Le règlement de copropriété et les procès-verbaux des trois dernières assemblées générales. Dans le 16e, beaucoup de règlements encadrent strictement les nuisances, les horaires d’exploitation et la nature des activités autorisées, et ces clauses s’imposent au preneur. C’est la première pièce à lire, avant même le bail.
  • La destination. Elle doit décrire votre activité avec précision, mais la plus large possible : c’est elle qui fixera le nombre d’acquéreurs de votre fonds le jour où vous céderez.
  • La cession de votre fonds de commerce. Elle emporte le bail avec elle, et aucune clause ne peut l’interdire : l’article L145-16 du Code de commerce répute non écrite toute clause interdisant au locataire de céder son bail à l’acquéreur de son fonds. Le bail peut seulement en encadrer la forme, et prévoir une clause de garantie solidaire du cédant, qui ne peut être invoquée que pendant trois ans à compter de la cession.
  • La cession du droit au bail seul, sans le fonds de commerce : celle-là, le bail peut l’interdire ou la soumettre à l’accord du propriétaire, et c’est licite.
  • L’inventaire des charges, précis et limitatif au titre de l’article L145-40-2 : ce qui n’y figure pas ne peut pas vous être refacturé. Demandez les trois derniers décomptes réels, pas seulement la provision annoncée.
  • Les grosses réparations au sens de l’article 606 du Code civil, qui ne peuvent pas être mises à la charge du preneur, et l’état prévisionnel des travaux des trois années à venir.
  • L’extraction, dans le détail : le conduit est-il intérieur, intégré à l’immeuble, ou extérieur, plaqué en façade ou en cour ? Quel est son diamètre, et sort-il bien en toiture au-dessus du faîtage ? Le droit de l’utiliser est-il attaché au lot ou simplement toléré par un voisin ? Dans le 16e, une création de conduit suppose un vote d’assemblée générale qui est rarement acquis.
  • La devanture et l’enseigne, dont la modification relève à la fois du bail et de l’accord de la copropriété.
  • L’indexation, en principe l’ILC pour une activité commerciale, et sa date de référence. Depuis la loi du 26 mai 2026, les clauses tunnel encadrant les variations de l’indice sont expressément validées, à condition d’être symétriques à la hausse et à la baisse.
  • Le paiement du loyer, trimestriel d’avance par tradition, mensuel sur demande du preneur à jour depuis l’article L145-32-1 créé par la loi du 26 mai 2026. La règle est d’ordre public et vaut pour les baux en cours.
  • La durée et les périodes fermes. Une période ferme de six ans supprime votre faculté de sortie à trois ans : c’est un engagement lourd, qui doit se payer par une contrepartie.
  • L’ouverture le dimanche. De nombreuses activités ouvrent le dimanche dans le 16e : la restauration, les cafés et l’hôtellerie bénéficient d’une dérogation permanente au repos dominical. Pour les autres commerces, les possibilités dépendent de l’activité exercée et de l’adresse, et nous les vérifions avec vous avant toute offre. Les abords de la porte Maillot sont voisins de la zone Palais des Congrès, située côté 17e : pour une adresse en limite d’arrondissement, le périmètre se vérifie sur l’arrêté de délimitation.
  • L’état des lieux d’entrée, obligatoire et contradictoire, annexé au bail.

Combien de temps faut‑il pour trouver et signer un local dans le 16e ?

ÉtapeDurée courante
Définition du projet et des critères1 semaine
Recherche et visites3 à 10 semaines, l’offre étant rare dans les pôles
Vérification du bail, des charges et du règlement de copropriété1 à 2 semaines
Offre, négociation, acceptation1 à 3 semaines
Constitution du dossier et des garanties2 à 6 semaines
Rédaction et signature du bail ou de l’acte de cession3 à 8 semaines
Travaux et mise en conformitévariable, selon l’état du local

Comptez trois à cinq mois pour un bail neuf, quatre à sept mois pour une reprise de droit au bail ou de fonds, hors travaux. C’est l’arrondissement où la recherche est la plus longue, simplement parce qu’il s’y libère très peu de locaux : un dossier prêt à être présenté le jour de la visite n’y est pas un avantage, c’est une condition.

Ce qu’il faut retenir

  • Le 16e est vaste mais peu commerçant au mètre carré : le tissu est discontinu et les pôles sont courts.
  • Le commerce y vit du panier moyen et de la fidélité, pas du passage : un modèle fondé sur le volume s’y trompe de marché.
  • Rue de Passy, rue de l’Annonciation et avenue Victor-Hugo sont les pôles les plus disputés : on y entre presque toujours par un droit au bail.
  • Les baux y sont anciens, donc l’écart entre loyer en place et valeur locative est l’un des plus marqués de Paris.
  • Les règlements de copropriété encadrent strictement les nuisances, les horaires et les activités : ils se lisent avant le bail.
  • Une extraction existante vaut très cher, parce qu’une création de conduit y est rarement autorisée.
  • La saisonnalité est forte : la clientèle part en vacances, et le prévisionnel doit l’intégrer.
  • Depuis la loi du 26 mai 2026, l’ensemble des garanties exigibles est plafonné à un trimestre de loyer, et le preneur à jour peut demander le paiement mensuel.

Questions fréquentes

Combien coûte la location d’un local commercial dans le 16e arrondissement ?
Il n’existe pas de prix unique. Dans le seizième arrondissement de Paris (75016), l’écart est fort entre la rue de Passy et les rues de quartier de l’avenue de Versailles ou du boulevard Exelmans. Le loyer se négocie par an, hors taxes et hors charges ; il faut y ajouter les charges, la taxe foncière si elle est refacturée, les honoraires, les garanties et, sur les meilleures adresses, un droit au bail.
Quelle est la rue la plus commerçante du 16e ?
La rue de Passy, avec la rue de l’Annonciation qui la prolonge pour le commerce de bouche. L’avenue Victor-Hugo vient ensuite, sur un format plus large et avec une clientèle mixte, résidente et d’affaires. En dehors de ces pôles, le tissu redevient très discontinu.
Pourquoi y a-t-il si peu de locaux à louer dans le 16e ?
Parce que les baux y sont anciens et les commerçants installés de longue date. Beaucoup de locaux n’ont pas changé d’exploitant depuis vingt ou trente ans. C’est ce qui explique à la fois la rareté de l’offre, la durée des recherches et le niveau des droits au bail dans les pôles.
Faut-il un droit au bail pour s’installer rue de Passy ?
Dans la quasi-totalité des cas, oui. Le montant dépend de la surface, de la largeur de vitrine et de la position dans la rue. Un local proposé en bail neuf rue de Passy doit être examiné de près : il y a presque toujours une raison, souvent une contrainte technique ou une restriction au règlement de copropriété.
Quel montant de garantie un bailleur peut-il exiger ?
Depuis la loi n° 2026-403 du 26 mai 2026, l’article L145-40 du Code de commerce plafonne à un trimestre de loyer l’ensemble des garanties exigibles du preneur. Le plafond couvre aussi bien le dépôt de garantie que la garantie bancaire ou la caution : elles ne s’additionnent pas au-delà de ce maximum. La règle est d’ordre public et une clause qui l’excède est réputée non écrite.
Le loyer d’un bail commercial se paie-t-il par mois ou par trimestre ?
Traditionnellement par trimestre et d’avance. Depuis la loi du 26 mai 2026, le preneur d’un local de commerce de détail ou de gros, ou de prestations de services à caractère commercial ou artisanal, peut demander le paiement mensuel s’il est à jour de ses loyers et charges. Cette faculté est d’ordre public et vaut pour les baux en cours.
Peut-on ouvrir un restaurant dans le 16e arrondissement ?
C’est possible, mais c’est l’arrondissement où le point est le plus sensible. Il faut une destination du bail qui l’autorise, un règlement de copropriété qui ne l’interdise pas, et une extraction existante dont le droit d’usage est attaché au lot. Les copropriétés du 16e encadrent strictement les nuisances et les horaires, et une création de conduit y obtient rarement l’accord de l’assemblée générale. La reprise d’un local déjà équipé, ou d’un fonds, est presque toujours la voie la plus sûre.
Faut-il compter sur Roland-Garros ou le Parc des Princes dans un prévisionnel ?
Non, pas en base. Ces événements apportent un surplus réel à la restauration et aux commerces des abords, mais sur quelques jours par an. Comme pour tout flux intermittent, ils améliorent une bonne année sans jamais constituer le socle d’un modèle économique.
Peut-on ouvrir le dimanche dans le 16e arrondissement ?
Oui, pour de nombreuses activités. La restauration, les cafés et l’hôtellerie bénéficient d’une dérogation permanente au repos dominical et ouvrent le dimanche sans autorisation particulière. Pour les autres commerces, les possibilités dépendent de l’activité exercée et de l’adresse : nous les vérifions avec vous avant toute offre, pour que votre prévisionnel repose sur le bon calendrier. Les abords de la porte Maillot sont voisins de la zone Palais des Congrès, située côté 17e : pour une adresse en limite d’arrondissement, le périmètre se vérifie sur l’arrêté de délimitation.

Trouver un local commercial dans le 16e

Vous cherchez un local dans le 16e arrondissement (75016) ? Décrivez votre activité, la surface recherchée et votre budget : dans un arrondissement où il se libère très peu de locaux, nous travaillons aussi les opportunités qui ne sont pas diffusées.

Décrire mon projetPropriétaire ? Faire louer mon local